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Téléprésence, présentiel: concepts et points de vue

Téléprésence, présentiel

Définitions

Téléprésence
"La téléprésence n’est autre que la présence à distance, rendue possible par les techniques de communication successives que représentent, par rapport à la parole in situ, l’écriture, l’imprimerie, puis le téléphone, la radio, et les autres... l’audiovisuel, et le multimédia. Analogiques ou numériques, ces technologies ont chacune une certaine façon "d’écrire la réalité" ou de se substituer à une certaine forme de "présence" rendue momentanément "absente" de la perception directe et immédiate.

Profitant donc de la spécificité de chacune d’elle, il s’agit non pas tant de chercher à remplacer ce qui est absent-projet perpétuellement décevant à cause d’un projet d’absence comme d’un trop plein de présence mais plutôt à faire circuler les signes de la présence, et d’en étudier les déplacements".

Présentiel
"Le présentiel est un terme utilisé pour désigner le moment où les personnes qui suivent une formation sont réunies dans un même lieu avec un formateur.
La formation en présentiel correspond au mode de formation traditionnel, selon un mode magistral (information souvent descendante) et pour une durée prédéterminée."

Espace PAT

Point d’Accès à la Téléformation c’est-à-dire un lieu équipé pour permettre à un usager de réaliser un parcours de formation, en lien avec un formateur distant qui lui transmet, par tous moyens techniques et pédagogiques, les éléments nécessaires à sa formation. Parce qu’il est difficile d’apprendre seul, l’apprenant est toujours accompagné, soit en direct, soit en différé.

Points de vue de chercheurs et de praticiens

Geneviève Jacquinot-Delaunay

Sentiment de présence et coefficient de présence

"Contrairement à ce qu’on a beaucoup dit et écrit, ces "vraies" nouvelles technologies ne renforcent pas l’abstraction, mais elles s’incarnent de plus en plus [...]. On peut parler aussi de "coefficient de présence ". Dans l’enseignement, notamment, on est très prisonnier de cette expérience de présence réduite à la présence "physique" et donc à cette idée que dès qu’il n’y a plus de présence physique, il n’y a plus de communication authentique. C’est avancer que de reconnaître déjà que la présence physique est « une » des dimensions de la présence et qu’il y a tout un éventail de présences qui vont de l’absence totale à la co-présence. On pourrait même ajouter, pour en revenir à ce qui a été discuté dans certains groupes, sur ce que veut dire "la présence face à face", car on peut être présent en face à face et complètement absent, on le sait tous. Lorsque l’on parle de ces dispositifs technologiques et de la "distance" qu’ils introduisent et qui inquiète, on compare souvent, implicitement, une situation idéale où, en face à face, il y a une réelle inter-communication et, de l’autre côté, une situation via une technologie, disons qui est la moins réussie qui soit. Enfin, on doit sans doute cesser de penser cette dichotomie "présence/absence" et essayer de penser, de travailler les modifications que peuvent entraîner, dans nos phénomènes perceptifs, l’intrusion de ces technologies qui nous obligent ou qui nous permettent d’imaginer une présence, le "bénéfice d’une présence" [...].Nos relations à l’espace et au temps s’en trouvent changées et, en conséquence, nos façons de voir, et sans doute de savoir…"

Jean-Louis Weissberg

La Téléprésence moderne : l’augmentation du coefficient charnel dans la communication à distance

"Le partage commun de "l’ici et maintenant", modèle principal de la relation humaine, se transpose ainsi dans l’espace et devient la référence de la communication à distance. Ce partage, on le sait, ne se limite pas à l’échange de signes verbaux et non verbaux. Il est tissé de gestes, de contacts corporels concrets ou potentiels et de manipulations conjointes d’objets. Cette dimension "haptique" (du grec haptein, toucher) lutte contre l’affadissement inévitable d’une communication contrainte à ne s’extérioriser que par le texte, le son, l’image sans pouvoir s’appuyer sur une interaction corporelle, directe ou indirecte. L’enjeu n’est alors plus seulement communicationnel, mais relationnel. Il ne s’agit plus de transmettre des informations mais de créer les conditions d’un partage mutuel d’un univers."

Armando Rocha Trinidade

Présence et absence : avantages et inconvénients respectifs

"Il y a des matières dont l’acquisition de la maîtrise, aussi bien que les modalités de cette acquisition impliquent, soit le contact interpersonnel dans un environnement bien précis, soit la manipulation d’instruments et d’équipements spécialisés. [...]
Il y a, d’autre part, des profils cognitifs qui ne sont pas tout à fait adéquats au régime d’auto-apprentissage : en raison d’un manque de confiance en soi, d’une difficulté chronique d’organisation du travail individuel, de vraie incapacité d’étudier en situation d’isolement. Pour ce genre de profils, il devient absolument indispensable de prévoir des mécanismes d’accompagnement individuel [...]

Tout compte fait, il apparaît que la question de la présence ou de l’absence de l’étudiant dans les lieux classiques où l’enseignement en classe a traditionnellement eu lieu n’est pas une question à réponse simple et directe. On pourrait ajouter que la relation interpersonnelle est toujours potentiellement enrichissante et désirable, mais il faut trouver des solutions pour des situations où des raisons de force majeure empêchent qu’elle puisse être parfaitement garantie.

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