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Opportunité pour l’Afrique d’avoir un contenu africain dans les médias : 10 Africains formés en 3D diplômés de l’IAM (in Le Quotidien, 2 juin 2015)

Le groupe IAM et ses partenaires ont procédé samedi dernier (30 mai 2015) à la remise de diplômes à la filière Acp3d. Cette formation qui a eu lieu grâce à l’appui de partenaires venant de la France et du Madagascar a permis à dix étudiants issus des pays de l’Acp d’être initiés aux techniques les plus récentes d’infographie et d’animation 2D et 3D. Ces jeunes ont montré leur savoir-faire lors d’une projection de quelques dessins animés qu’ils ont réalisés. Cela, au grand bonheur du directeur du groupe IAM, Moustapha Guirassy, du parrain de la promotion, Mamadou Baal, et de l’ensemble des partenaires qui se sont prononcés au cours d’une conférence de presse te­nue en marge de la cérémonie de remise de diplômes.

L’idée de ce projet est le fruit d’un partenariat entre le groupe Iam, la maison de production malgache Rozifilms, la France people télévision, l’Acp et l’Ue. L’idée était, selon le directeur du groupe Iam Moustapha Guirassy, de «former de jeunes Africains performants dans le champ des médias et qui seront aptes à faire des productions de dessins animés avec un contenu africain». Aujour­d’hui, ce rêve est devenu réalité, de l’avis de l’un des partenaires François Baudry. Le directeur de Poeple télévision dit à ce propos : «Nous avons eu un rêve qu’on a partagé. On en voit l’aboutissement aujourd’hui avec ces réalisations. Il s’agit de prototypes mis au point par les élèves. Grâce à l’appui de leurs professeurs et d’un ensemble de jury. On y est arrivé, c’est un point important.» Ce dernier s’exprimait suite à la projection de dessins animés réalisés par les étudiants. Ces dessins animés de 2 à 3 minutes montrent des chats, des oiseaux, des caméléons et d’autres animaux qui cohabitent dans la forêt. Bien qu’ils soient de courte durée et san dialogue, ils sont forts d’enseignements. Les étudiants y évoquent le sens de la solidarité, du partage et de l’entraide.

Mamadou Baal, parrain de cette promotion d’étudiants formés en animation vidéo 2D et 3D, s’est pour sa part réjoui de la qualité des images. M. Baal, par ailleurs membre du Comité national pour la transition de l’analogique au numérique (Contan), a saisi l’occasion pour s’exprimer sur le contenu des programmes dans les télévisions sénégalaises. «Il y a des ressources en Afrique. Le potentiel est au Sénégal. Nous devons nous prendre nous-mêmes en main. Il faudrait que nous arrêtions d’acheter des produits et de les mettre sur nos chaînes de télévision. Nous avons un vecteur important de développement qu’est le téléviseur. Pourquoi l’utiliser simplement pour se divertir ? L’on peut se divertir en apprenant quelque chose. En mettant en valeur sa propre culture. Pourquoi l’utiliser pour copier platement ce qui se fait ailleurs. Il faut que nous utilisions ce vecteur en y mettant un contenu qui soit utile pour notre apprentissage et pour éduquer nos enfants», a-t-il indiqué. Cela dit, Mamadou Baal a invité l’Etat à mettre les moyens pour soutenir la production de dessins animés. «Il faut souhaiter qu’un jour à ce que l’Etat aide les producteurs quels qu’ils soient, télévision ou producteur privé, à produire un contenu éducatif et qui puissent apporter un plus.»
Cette question de l’éducation, Moustapha Guirassy pense qu’il faudrait l’attaquer en amont. «Le grand drame dans nos pays, c’est que les enfants de 3 à 5 ans font face à des images et contenus totalement importés. Et pour un enfant, la question de l’image est importante. L’exposition à internet, aux films, et à tous ces contenus qui ne sont pas les nôtres est menaçante. Il y a une acculturation et on doit se poser des questions sur cette africanité que nous devons revendiquer. Nous sommes tous fiers d’être Africains et de parler de l’éducation, mais c’est en amont qu’il faut traiter cela. Il faut qu’en amont qu’on puisse culturellement bien les outiller», a-t-il dit. A la veille du passage de l’analogie au numérique, ces étudiants répondent aux défis des contenus africains. L’objectif étant que tous les soirs à 17 heures, les enfants suivent des dessins animés produits par des Africains qui sont à même de véhiculer leur culture africaine.

Aïssatou LY Edition: Ousseynou Nar Gueye

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