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La crise économique : un contexte favorable à la formation en ligne

Près de quinze ans après la naissance du e-learning, les entreprises favorisent davantage les formules blended-learning, associant enseignement à distance et traditionnel.

Toutefois, le e-learning peine à s’installer durablement dans le paysage de la formation continue, en France par exemple (NDLR: Au Sénégal, elle en est a ses débuts. malgré des expériences non encore très concluantes comme celle de l’Université Virtuelle Africaine, qui a une représentation à Dakar).

Selon une étude réalisée par l’Ifop pour Kelformation en mars 2010*, «30 % des responsables RH ne parviennent pas à associer au e-learning un domaine de formation possible et 13% déclarent que ce mode d’apprentissage n’est pas envisageable dans le cadre de l’activité de leur entreprise». Selon cette même étude de Kelformation, 73% des responsables RH et des DRH interrogés privilégient des formations permettant «d’optimiser la performance de leurs salariés» et près de 45% d’entre eux mettent en avant «le bénéfice que pourra en retirer l’entreprise» comme critère de choix d’un contenu.

«Le e-learning a du mal à atteindre les objectifs pédagogiques fixés», constatait Michel de Koubé, directeur de la formation de Nissan Europe lors des Assises nationales de l’éducation et de la formation numériques en avril 2009, cinq ans après la mise en place des premières actions dans le groupe.

Les programmes évoluent donc : on parle ainsi de «blended learning», mixant enseignement à distance et présentiel. «Le gros du marché concerne le sur-mesure, à savoir les formations métiers, explique Michel Diaz, directeur associé chez Féfaur, société de conseil en e-learning. Parallèlement, les formations standards, utilisables par plusieurs clients, montent en puissance.» Moins coûteuses, elles sont pour les PME une porte d’entrée vers le e-learning.

La perspective de sortie de crise pourrait donner un nouvel élan au e-learning qui permet de répondre rapidement aux besoins de compétences et d’optimiser les coûts. «L’économie, par rapport à une formation en présentiel, se situe entre 20 à 30%», précise Michel Diaz.

Développement du serious-games

«Les 200 premières entreprises françaises consacrent aujourd’hui 5 à 10% de leur budget formation au e-learning, explique Pascal Debordes, responsable de ces solutions à la Cegos. Certaines affichent des objectifs de 30 à 40% dans les années à venir. » C’est le cas chez HSBC France, qui s’est attaqué au sujet depuis 2007. «Ce mode d’apprentissage permet au collaborateur d’être acteur de sa formation», justifie Hervé Darcourt, directeur de la formation et du développement chez HSBC France. De 3% en 2006, la part de formations dispensées en e-learning est passée à 25% en 2009, l’ambition à terme étant d’arriver à 50%. À titre d’exemple, 700 managers ont suivi la formation managers coach en 2009.

Volet du e-learning, les serious-games sont aujourd’hui en plein développement. «Au-delà de l’interactivité, ils plongent le joueur dans un scénario», insiste Sébastien Beck, de la société Daesign, qui a notamment conçu un jeu pour booster la force de vente de Renault. Prix d’un jeu sur mesure ? 80 000 à 150 000 euros. Désormais, la société propose aussi un serious-game standard, consistant à former les managers à la conduite des entretiens annuels d’évaluation. Un jeu qu’elle avait conçu en 2006 pour BNP Paribas et qui a déjà intéressé plusieurs dizaines de sociétés, des grands comptes comme Total et la SNCF, et des PME.

* Enquête « La formation professionnelle vue par les responsables de formation des entreprises » réalisée en mars 2010 par l’IFOP auprès de 201 DRH ou responsables de formation.

Source : La crise donne un coup de pouce aux formations en ligne, Le Figaro

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